* * *
-... Bella, je ne me supporterais plus si je le faisais.
Tu ne devines pas à quel point ce la m'a torturé. (il baissa la tête de nouveau honteux.) T'imaginer immobile, blanche, froide... ne plus jamais te revoir rougir, ne plus jamais revoir cet éclat d'intuition allumer tes yeux quand tu pressens mes mensonges... ce serait intolérable. Tu es désormais l'élément le plus important de ma vie. De toute ma vie.
[...]
-Et le lion s'éprit de l'agneau... murmura-t-il.
Exaltée, je détournai la tête et dissimulai mes yeux.
-Quel imbécile, cet agneau! soupirai-je
Quel fou, ce lion... Quel masochiste...
* * *
-Je te rends visite presque toutes les nuits.
-Pourquoi ? m'exclamai-je en virevoltant sur place.
-Tu es très intéressante quand tu dors. Tu parles.
-Nom d'un chien!
[...]
-Tu as prononcé mon prénom, admit-il, conscient de la réponse que je guettais.
-Beaucoup ? soupirai-je, beaucoup?
-C'est combien pour toi, beaucoup?
-Oh, non!
-Je baissai la tête. D'un geste naturel, il m'attira tendrement contre lui.
-Ne sois pas gênée, me souffla-t-il à l'oreille. Si je savais rêver, je ne rêverais que de toi. Et je n'en aurais pas honte.
* * *
Il étouffa un rire puis se remit à fredonner la même berceuse. Sa voix d'archange envoutait mes tympans.
Plus fatiguée que je ne pensais l'être, épuisée par cette longue journée de tension mentale et émotionnelle, je sombrai dans le sommeil, enlacée par ses bras froids.
* * *
-Tu était profondément endormie. Je n'ai rien loupé. Tu avais déjà parlé, ajouta-t-il avec malice.
-Qu'ai-je dit ? grognai-je.
-Que tu m'aimais.
-Ses yeux dorés étaient très doux.
-Ce n'est pas un scoop
-C'étais plaisant à entendre quand même.
-J'enfouis mon visage dans son épaule.
-Je t'aime, chuchotai-je.
-Tu es ma vie, désormais, répondit-il tout simplement.
* * *
-Tu sens tellement bon sous la pluie, m'expliqua-t-il.
-C'est bien ou pas bien ? demandai-je avec circonspection.
-Les deux. Comme toujours, les deux.
* * *
- Edward est resté seul pendant presque un siècle.
Maintenant, il t'a. Tu n'es pas consciente des changements que tu as provoqués en lui, nous si. Penses-tu que l'un de nous tiendrait à croiser ses yeux pendant les cent prochaines années s'il devait te perdre ?
* * *
-Tu me manques, chuchotai-je.
-Je sais, Bella. Toi aussi. C'est comme si tu avais emporté la moitié de moi-même avec toi.
-Alors, viens la rechercher.
-Dès que ce sera possible. D'abord, je vais m'assurer que tu ne cours aucun danger.
-Je t'aime.
-Çà parait absurde mais, en dépit de tout ce que tu traverses à cause de moi, je t'aime aussi.
-Je te crois
-Je serais la très vite.
-Je t'attendrai.
* * *
-Il a dit que tu étais très jolie, finit-il par lâcher en sourcillant. C'est presque insultant; Tu es beaucoup plus que ça.


